Élever un fils lorsque l'on a grandit au milieu d'hommes

Élever un fils lorsque l'on a grandit au milieu d'hommes

Élever un fils lorsque l'on a grandit au milieu d'hommes

Par Val

Quand mon fils est né, il m'a lancé le regard le plus noir, comme pour dire : "Est-ce que c'était vraiment nécessaire ? Je n'étais pas prêt à naître !" Je savais qu'il était un enfant spécial !

Je suis la seule fille et la plus jeune de tous mes frères. Quatre frères pour être exacte.

Souvent, quand je dis cela aux gens, ils pensent que j'ai dû être pourrie gâtée, mais mon enfance était plutôt solitaire. Il y avait un grand écart d'âge entre mon frère aîné et mon frère cadet, donc j'étais plus proche du dernier et nous le sommes encore aujourd'hui. Ma mère s'assurait que toutes les tâches étaient partagées entre mes frères et moi, mais en grandissant, les attentes ont commencé à changer. On me demandait maintenant d'exceller dans l'art d'être une femme. On m'a fait comprendre qu'il y avait un certain nombre de règles pour les hommes et un autre pour les femmes et que je ferais mieux d'apprendre rapidement à faire le ménage et la cuisine.

Mettre un garçon au monde était simple, car je savais que je m'assurerais qu'il soit une personne indépendante et qu'il traite tout le monde de façon égale. C'était un petit garçon heureux qui aimait les trains, le foot et la course ! Il a commencé à marcher à 9 mois et une fois commencé, il ne s'est pas arrêté. Être libre était sa mission. Il avait un retard de parole qui lui a causé beaucoup de frustration, mais avec sa détermination et sa persévérance, il est maintenant un vrai bavard !

Ma fille est née 20 mois après mon fils, il a donc été entouré de femmes pendant la majeure partie de sa petite enfance. Il avait une relation étroite avec ses grands-mères, ses tantes et ses institutrices. C'était un enfant sensible et il avait beaucoup d'amour, il était constamment câlin et protecteur. Je l'encourage à montrer ses sentiments et à dire ce qu'il a en tête. Au début, c'était pour l'aider avec son orthophonie, mais j'ai continué par habitude. Il avait toujours sa sœur à ses côtés et ils ont toujours fait la plupart des choses ensemble à la maison, à l'école maternelle et primaire.

Il a toujours eu des modèles féminins forts dans sa vie, plus que des hommes. Son père est très proche de lui, mais il a vu ses tantes plus que ses oncles. Les influences des femmes dans sa vie lui ont montré une appréciation et un respect qui auraient peut-être tourné différemment si plus d'hommes étaient présents. Les femmes qui se sont occupées de lui l'ont toutes traité avec amour et respect. Ce n'est qu'à l'école primaire qu'il a eu son premier professeur masculin.

Les rencontres et aujourd'hui, les réseaux sociaux jouent un rôle fort dans la construction de soi. Découvrir ce qui vous pousse à faire ce qui est juste est un défi et ça semble l'être encore pour mon fils. Son imagination était alimentée par les livres et les représentations de plaisirs paisibles construits depuis les Teletubbies à Doctor Who. La création d'un monde d'égalité et de paix est son principal objectif. Je sais qu'il a tendance à fuir la douleur et la complexité. Faire face aux dures vérités de la société est une dure leçon pour tous et certains l'apprennent plus tôt que d'autres. Je me suis souvent demandé si je ne l'avais pas surprotégé et si je n'aurais pas dû l'exposer plus tôt à certaines réalités.

Mais il s'est avéré être un homme aimant et respectueux qui comprend le monde dans lequel vivent les femmes et qui s'efforce d'être juste, alors j'ai l'impression de ne pas avoir fait du trop mauvais boulot.