S'aimer malgré son passé et ses cicatrices

S'aimer malgré son passé et ses cicatrices

S'aimer malgré son passé et ses cicatrices

Par Paula

Comme beaucoup de gens, j'ai ressenti le fardeau de la perfection pendant la majeure partie de ma vie. J'ai été élevé dans une secte et on nous a appris à être en quête constante de perfection spirituelle et émotionnelle. Bizarrement, la perfection physique a été écartée et il nous a été strictement interdit de nous maquiller ou de nous habiller autrement que modestement.

Vers le milieu de l'adolescence, je m'en étais libéré physiquement, pas encore émotionnellement, et j'étais entré dans le monde réel, vêtu d'un anorak violet avec mes cheveux crépus. Je faisais déjà 1m80 et j'étais très maigre. Et le monde, semblait-il, n'aimait pas bien ça. Les moqueries ont commencées juste au moment où mon acné est apparue. Je n'étais ni populaire, ni jolie.


Quelques années plus tard, au milieu de la vingtaine, je commençais enfin à trouver un peu plus mes marques dans la vie, mais j'avais encore beaucoup de problèmes émotionnels. L'acné m'accablait encore, accompagnée d'un fort manque de confiance en soi, une grande anxiété et des épisodes dépressifs. J'avais un terrible manque d'estime pour moi même. Je voyageais de façon obsessionnelle. À 26 ans, j'ai eu un grave accident en Australie. J'ai été frappé par un camping-car et empalée sur un arbre. Ma jambe droite était presque complètement écrasée et je me vidais de sang . Heureusement, j'étais près d'un hôpital, ce qui m'a sauvé la vie, et les médecins se sont battus pour sauver ma jambe. L'incertitude sur ma condition dura pendant des semaines. Je suis finalement rentrée en Angleterre, puis j'ai dû utiliser des béquilles pendant des mois et faire de la physio en permanence. Ma jambe avait été sauvée, mais je marchais maintenant en boitant constamment, et les blessures dues à l'impact et aux diverses opérations avaient laissé de longues cicatrices dentelées le long de ma cuisse et de mon genou.


J'ai 38 ans maintenant et bien que je lutte encore pour m'accepter complètement, j'ai fait un long chemin. J'ai subi une chirurgie reconstructive sur mes cicatrices et Roaccutane a finalement guéri mon acné, mais c'est le travail émotionnel que j'ai fait sur moi-même qui a fait la vraie différence. L'année prochaine, un mois après mon 40e anniversaire, j'obtiendrai enfin mon diplôme de conseillère en thérapie intégrative. Mon propre parcours thérapeutique m'a finalement aidé à gérer mon anxiété, mon passé et ma quête de la perfection. Mon voyage continue...